samedi, 25 août 2018 14:46

Renaissance

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Il pourrait sembler seul, il est accompagné

D'un poète absolu : ce soir, il veut gagner !

On le croyait perdu, il revient en Espagne

Écrivant en français comme on joue en Allemagne

Sur les orgues sacrés, ceux de Bach, les meilleurs !

On le croyait perdu : ce soir, il est des leurs.

Un phénix renaissant, chimérique, Homérique !

Ce n'est plus du vélo, c'est la charge héroïque !

Des tout petits enfants contre le Dieu Cadran.

On le croyait ailleurs, il rentre dans le rang.

Il a tout sacrifié pour faire naître un Pégase.

De ses péchés passés, il a fait table rase.

Libéré, délivré, le Cavalier-Dragon

Soutiendra Nibali comme un vaillant second.

Les yeux transfigurés, en coureur invincible.

Il ouvre la colonne : on voit déjà la cible.

Sans lui Enzo n'est rien qu'un petit pied tout nu.

On le croyait rompu : miracle ! Il a tenu.

Enfantin, plaisantin, il va tout massacrer

Et leur pisser dessus, car son orgue est sacré.

Ce n'est ni de la triche, ni le vélo des riches.

Ce soir il peut mourir et ce soir, il s'en fiche.

Ce n'est en aucun cas une contrefaçon.

Pégase, croyez-moi est sacré canasson.

Ce n'est plus un dossard, ce n'est plus une armure :

C'est les deux à la fois, clair, net et sans bavure,

Se jouant de l effort dans son corps de velours.

Laissant battre son coeur par le Dieu de l'Amour.

On le croyait perdu il revient insolent,

Alternant un deux trois le tango vite vite lent

Et le paso un deux des toreros mystiques.

Ce n'est pas du dopage, il n'est pas asthmatique.

Il est tout simplement Nibali : le meilleur.

C'est la claque absolue, Azraël est des leurs !

Ce ne sont pas les schroumphs, oh, c'est bien plus rigolo !

C'est la Mort annulaire qui soutient les héros.

Le chevalier chargé d’assassiner le vice

Soutiendra Nibali quand il court dans la lice.

Oh, ce n'est pas le chat noir, ce serait trop cruel.

C'est juste ce qu'il faut : écrit dans Samuel.

Le Cavalier-Dragon et son ami, Pégase

Formant unis Phénix. Il paraît que ça jase.

Et que l'on est supris de les voir si puissants.

Leur douleur est totale et leur croix sue du sang.

Le retour de l'or blanc sur la scène est classique.

Mais il surprend toujours, mais personne n'y croit.

Ce soir aidé de Dieu, Enzo consacré roi.

Une nouvelle fois embrasera l'arctique.

Infligeant, c'est heureux, camouflet au crétin

À l'imbécile heureux qui croit l'Etna éteint.

 

Mais la Muse descend, un ange de douceur.

Peut-être elle est sa femme ou peut-être sa soeur.

"Oh c'est beaucoup trop long et que dirais-tu de..."

 

Renaissance.

 

Il pourrait sembler seul, Il est accompagné.

Poète absolu, On le croyait perdu.

Écrivant en français comme on joue en Allemagne, 

Sur les orgues sacrés. 

On le croyait perdu, Il est des leurs. 

Phénix renaissant, chimérique, Homérique !

On le croyait ailleurs, Il rentre dans le rang.

Il a tout sacrifié pour faire naître un Pégase.

De ses péchés passés, il a fait table rase.

Libéré ! délivré ! 

Les yeux transfigurés,

On le croyait rompu : miracle ! Il a tenu.

Se jouant de l’effort dans son corps de velours.

Laissant battre son coeur par le Dieu de l'Amour.

On le croyait perdu, il revient insolent.

Alternant un, deux, trois le tango, vite et lent.

Et le paso un, deux des toreros mystiques.

Ce n'est pas du dopage, il n'est pas asthmatique.

C'est le chevalier chargé d’assassiner le vice.

Le Cavalier-Dragon et son ami, Pégase

Formant unis, un Phénix. 

Il paraît que ça jase.

Et que l'on est surpris de les voir si puissants.

Leur douleur est totale et leur croix sue du sang.

Le retour de l'or blanc sur la scène est classique.

Mais il surprend toujours, personne n'y croit.

Ce soir, aidé de Dieu, Il est consacré roi.

https://www.youtube.com/watch?v=ho9rZjlsyYY

 

 

Mai  1940. Les armées alliées (anglaises et françaises) s’avancent en Belgique en réponse à l’offensive allemande dans les Pays-Bas et en Belgique. Ce faisant, elles prêtent leur flanc à l’attaque principale des divisions de Panzers (les chars allemands) qui a lieue au travers même des Ardennes, réputées infranchissables par des moyens blindés. Soutenus par l’infanterie et une aviation omniprésente, les divisions blindées allemandes percent la défense alliée et contournent les armées alliées imprudemment avancées en Belgique dans le but de les couper de leurs bases arrières. Le reste de l’histoire est bien connu, la retraite se transforme en débâcle et en deux mois, la France est écrasée. Cette histoire, si amère  soit-elle, est bien connue. Pourtant, nos voisins allemands ne sont pas les premiers à expérimenter cette manœuvre éclair aux résultats si grandioses…

samedi, 23 décembre 2017 20:22

La Dame Blanche et le Roi Nourrisson

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Je paie une dette ce soir, et en creuse une autre. Pardon, Martine Mairal, je ne lirai finalement pas les Fragments d'un discours amoureux de Barthes, qui trônent pourtant sur mes étagères au rayon des usuels. Du moins pas cette année. Est-ce le traumatisme de la prépa ? Je maintiens que Barthes n'a pas volé La Septième fonction du langage. Défi : lire les Fragments et Le Degré zéro de l'écriture pour savoir, fin 2018, ce que j'en pense à mon âge. Ce soir, je voudrais vous parler de La Dame Blanche, signé Serge Micheli, qui est le tome 1 de la série Korsis, chez Corsica Comix. Corsica Comix, c'est la maison d'édition de l'excellent Fred Federzoni, le papa de Petru Santu, pour qui j'ai le plus grand respect. Seulement attention, ici, nous ne sommes plus du tout dans le gros gag qui fait rire les foules (art difficile !) La « Dame Blanche », c'est la mort en personne.

dimanche, 10 décembre 2017 20:30

"C'est ta chance"

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« Voler au secours de la victoire ». Je dois l'allitération à Jean-Christophe Rufin, que j'avais soutenu à fond du temps d'Auteurs.net (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...) pour son « Rouge Brésil » en lice pour le prix Goncourt, qu'il décrocha finalement contre les pronostics de l'intelligentsia parisienne. J'avais quoi ? 22 ? 24 ans ? Et j'avais misé sur le vainqueur, contre le vent. Sensation extraordinaire... que je ne connais pas ce soir.

Ne vous fiez pas aux drapeaux à tête de Maure que vous verrez partout à la télé (BFM et les journalistes qui n'y comprennent rien). Ce soir, la Corse n'est pas noire et blanche. Elle n'est pas « identitaire », elle est rouge, « Rouge Brésil », du nom de cette teinture si rare. Ce soir, la Corse, ma petite Corse est faite de ce bois si rare et si précieux qui faisait rêver Jean-Christophe Rufin. N'écoutez pas ce qui vous parleront de destruction, d' « œuvre au noir » Ce soir, je maintiens, mordicus, n'est pas une soirée Youcernar, mais bien une Rufinade.

 

jeudi, 23 novembre 2017 07:39

En ressuscitant Lazare Hoche (1768 – 1797)

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Lorsque Philippe Perrier m’annonça le grand retour des Plumes, je rejoignis le navire sans hésiter. J’ai plus de temps à consacrer aujourd’hui à des chroniques que lorsque j’étais embarqué sur des navires de la Marine, plus de choses à dire aujourd’hui qu’il y a cinq ans. Mais je ne suis toujours pas libre de parler d’actualité, de politique. Alors je vais écrire sur l’Histoire. Ma première Plume de la Renaissance (du site, NdR) s’est imposée immédiatement. Et pour cause : je crée en ce moment un jeu d’Histoire sur une des plus importantes campagnes du général Lazare Hoche. J’ai donc bien la tête à dorer un peu son blason.