mardi, 06 novembre 2018 12:06

L'illuminé de Coggia

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Préface

Je réunis ici des poèmes d'abord publiés sur Facebook. Le but étant naturellement d'achever un recueil et trouver un chemin vers une jolie édition papier. Le titre du recueil est bien-sûr un clin d'oeil à Rimbaud, à mes propres démons qui m'emportent parfois, mais aussi aux Babut, qui, depuis si longtemps, me réclamaient "quelque-chose sur Coggia". Merci à Marina Vie pour la petite évidence qu'il me manquait. Quant au reste, à vous de lire, de commenter, ou de garder le silence. Merci dans tous les cas pour votre visite sur cette page qui sera enrichie à chaque nouveau poème.

PRIERE

Puisque tu m'as fait naître infime,

Et infirme,

Puisque dans l'infini des étoiles,

Entre le zèbre et le ciron,

Tu frappes tour à tour mon regard d'éclairs

Sur l'au-delà

Et me masques l'évidence pourtant claire aux grands singes,

Puisque tu ne m'as voulu ni prophète,

Ni Roi-Dragon de lumière,

Quand j'étais prêt au sacrifice,

Seigneur, ne me refuse pas

Un petit peu de paille,

Un petit peu de pain.

Puisqu'il m'est ordinaire d'être gris,

Sans un alcool,

Sans une taverne,

Seigneur, ne me refuse pas,

Au sommet d'un grand col,

Un feu de joie,

Une caverne

Où méditer sur Tes désirs.

Fais que longtemps,

Sur la montagne,

Vêtu d'un pagne

Et d'une peau,

Chassant un peu

Châteaux d'Espagne,

Buvant beaucoup

Mais que de l'eau,

Je recouvre Raison devant le Ciel immense

Qui pourrait m'écraser s'il ne venait de Toi.

Fais qu'en cet ermitage, cet habit de silence,

J'apprenne à mieux penser, j'apprenne à mieux aimer.

Fais que mon grand château devienne petit chalet,

Où habiter et Te servir.

Fais que les gens

De la vallée

Estomaqués

De me voir seul

Se demandent entre eux :

« Mais quel est ce pain-là, qui le retient, sur la montagne ?

Quel est ce grondement de ruisseau solitaire

Qu'il envoie jusqu'à nous ?

Nous savons ses racines.

Nous savons ses parents.

Nous l'avons vu grandir à l'ombre des églises.

Qu'a-t-il trouvé là-haut qui n'est pas dans nos champs ? »

Donne-moi alors la force de répondre,

Tout doucement,

Tout simplement,

Que j'ai trouvé le pain et la perle sans prix,

La peinture écaillée au fond d'une chapelle,

La Vierge dont la voix sans cesse me rappelle

A mes devoirs

Et à son Fils.

Fais-moi audace

De dire ma croix,

De dire les clous,

Sans croire unique

L'immense peine

Des fils d'Adam.

Et fais qu'une compagne

Eternelle et mystique

Aux mots que je cuirai

Morde dedans.

 

ATTENTE

Émouvante, exigeante, comme le sont les roses,

Elle veut voir pousser les sons encor plus vite.

Griffant de points d'exclamations

Mon cœur rempli et végétal,

Elle entend renverser la nuit

Qui fait attendre toute chose.

Quand a-t-elle deviné

Que je porte en moi-même

Comme un cadeau inné,

Un emblème de feu

Qui tantôt m'épouvante

Et qui tantôt m'exalte ?

Un grain de sénevé

Qui une fois levé

Peut transpercer l'asphalte ?

« Ne soyez pas secret : écrivez, écrivez !!!!!

J'attends la suite avant l'aurore. »

Comment ne pas éclore,

Totale obéissance,

Dans une incandescence

Qui naît à l'orient ?

Comment ne pas partir

Pour une autre planète

A sa simple requête :

« Écrivez maintenant !!!!! » ?

Alors la nuit, sur mon clavier,

Défiant les lois mathématiques,

Je la nourris de mes cantiques

Puisqu'elle a mordu dedans.

Alors, ému, poussé sur scène,

Craignant bien-sûr sifflets, lazzis,

Mais sûr au fond que ma voix porte,

Le palpitant gonflant l'aorte,

Je laisse aller ma fantaisie

Et j'invente sans fin des chapelets nouveaux :

La maman de Jésus a mis sur mon chemin,

Au-delà de la mer, une fleur qui attend.

Oh, je tremble, bien-sûr : on se connaît à peine.

J'ai peur et d'être gourd et vide de cerveau ;

Que d'avoir obéi, elle me prenne en haine

Et ne brise tout net mon rêve qui fut beau.

Mais il est malheureux aux roses d'être sourd,

De ne pas y aller quand elles griffent un peu,

Pour votre propre bien et pour leur gourmandise.

Ce sont ces griffes-là, « J'attends !!!!! », quoi qu'on en dise,

Qui montrent leur douceur, leur estime, leur foi.

L'asphalte est craquelée, j'aurais fendu du marbre,

Pour, grain de sénevé, me transformer en arbre

Et ainsi contenter de cette fleur la loi.

 

LES SECRETS DE MINÀ

Dans les veillées de mon enfance

Et même un peu après,

Ma grand-mère corse,

Née Dragacci,

Ayant vu le cancer emporter son mari,

Ne pouvait s'empêcher,

Pour nous montrer l'exemple,

De mijoter un feu de chêne,

Afin qu'il dure plus que la mort.

Il y avait par instants dans ses yeux comme un reflet d'absence.

Elle pouvait rire, se maquiller

Et elle était coquette,

Mais à travers son silence,

On percevait

Comme une quête :

Transmettre à sa lignée les secrets du tison.

Je jouais à Donjons & Dragons,

Tuais des monstres imaginaires,

Recevais des trésors sur des bouts de papiers.

Aucun ne m'est aujourd'hui si précieux

Que je ne l'échangerais dix fois

Contre l'art ancestral des dragonnes de Coggia.

Il fallait disposer la bûche

Puis une ruche de brindilles.

Elle faisait son miel de cette architecture,

Comme moi aujourd'hui je voudrais en parler,

Oubliant ma littérature.

Elle pesait, experte

Et d'une main

Alerte

Qui brûlerait de suite,

Qui attendrait un peu.

Elle allumait le feu

D'une mèche économe,

Page de Corse-Matin

Tressée sur elle-même.

Parfois, sans le lui dire, je la soupçonnais

De choisir

Exprès

Les avis de décès

Comme pour porter en justice

Et pour torréfier son chagrin

D'être là et ailleurs,

Avec nous et absente.

D'une pince forgeronne,

Elle fouaillait les cendres.

Et à coup de soufflet,

Ni trop, mais ni trop peu,

Elle disait au feu :

« Ne meurs pas. Vois descendre

Sur toi les aliments qui te referont fort. »

Et cette paysanne à deux pas du maquis

Enseignait sans parler la recette ambroisie

D'entretenir la flamme.

Si je repense à elle,

Sans rimer comme paille,

C'est qu'elle avait peu de bijoux

Mais tous des authentiques.

Et si je pense à vous

Qui m’accueillez sans haine,

C'est pour rêver un peu,

Brindilles après brindilles,

Réponse après réponse,

Veillant jusqu'au matin qui nous revient toujours,

A la fois empressé et patient tour à tour,

Au risque de souffrir

D'un nouveau feu

De chêne.

 

LE MENDIANT

Il était là, au fond de l'église,

Comme un témoin de la misère.

Moi, j'avais mon smartphone à obsolescence programmée,

Lui, sa casquette tendue, élimée,

L'autre main libre pour serrer la mienne.

Je l'ai regardé tristement,

Rangeant mon gadget inutile

Et je me suis senti futile

D'avoir un toit, du pain, des pièces.

C'était une heure avant la messe.

Il m'a béni,

Signe de croix,

Dit quelques mots :

« Santa Maria »,

Son seul pouvoir,

Sa seule puissance.

Alors au milieu des statues

Que l'on entretient comme on peut,

J'ai vu sur moi les yeux de Dieu

Et Jésus revenu sur terre.

Il a compris ma pauvreté,

M'a pardonné mon impiété :

Ulysse est roi en son Ithaque.

Prenons bien garde aux mendiants,

Les oubliés des « share », des« like »,

Ils sont plus près du Ciel que nous,

Trient prétendants et Télémaque.

Transformant les nefs en bowlings,

Ils reversent en nous les holdings

Où leur prière a fait un strike.

 

ALERTE ROUGE

C'est capricieux,

Le temps,

Quand on veut travailler.

J'étais hier accoudé à ma table,

Méditant

Une autre fable,

Quand Adrian voulut entrer.

Plus entêté qu'un fâcheux de Molière,

Soulevant à deux pas et les vagues et les pierres,

Il prit la porte-fenêtre pour cible

Et déjà déchaîné et bientôt invincible,

Nous décréta que l'eau maintenant, par bourrasques,

Transformerait l'appart' en serpillières flasques.

Il fallu résister, obstacles lui soumettre.

Ce fut d'abord un bras de fer mesquin :

« Oui, j'entrerai chez toi – Non, tu n'en feras rien ».

Et plus je m'échinais, au risque qu'elle casse,

Sur la poignée-verrou, utilisant ma masse

Pour faire contrepoids,

Et plus cet Adrian, en sa mauvaise foi,

M'opposait en hurlant des sifflantes qui fusent.

Si le haut résistait, le bas, comme au talon

D'un importun qui veut prendre place au salon

Sans y être invité, m'obligea à la ruse.

Lors, me barricadant, comme en un château-fort,

Utilisant marteau, instruments de fortune,

Je repoussai l'assaut qui violentait dehors

Toute la Corse et qui, aujourd'hui, fait la une.

Si je m'estime heureux, tous n'ont pas cette chance,

Je m'en tire à bon prix, mais les dégâts sont là :

Restaurants inondés et bateaux en souffrance,

EDF occupé par des milliers de cas.

Vitres brisées, arbres arrachés, onze blessés aussi.

Le souvenir de vents à deux cents sur les crêtes.

L'alerte nous fut rouge, on peut dire merci

A qui fut sur le pont d'être ce que vous êtes.

Dans mon immeuble en dur, je risquais un peu d'eau,

Quand les pompiers dehors risquaient parfois sur peau.

L'un d'eux prit sur le crâne un morceau de portail

Et je n'ose penser aux bergers, au bétail.

Je peux fanfaronner, comme Caligula,

Qui à suivre Sénèque défia Zeus-Pater

Et s'en mordit les doigts.

Hier en vérité, je n'étais pas très fier.

Dans un bâti costaud, je triomphai à peine

Et je n'habite pas un de ces HLM conçus genoux dans l'eau,

Au mépris des anciens, l'onomastique en haine.

Aujourd'hui, il fait beau et l'heure est au bilan,

Beau comme un jour d'été - c'est capricieux, les astres

Capricieux plus que nous, plus que nous insolents. -

Respectons le climat : nous courons au désastre.

 

QUELQU'UN EST AU COURANT ?

Il m'a fait mal, ce panneau rouge,

Comme un « haro » sur mon enfance.

A Coggia aujourd'hui où l'on fête les courges,

Je veux pour une ondine un instant de silence.

Je la connaissais bien et nous étions amis.

J'allais souvent la voir, elle était généreuse.

Je buvais tous ses mots, me hissant à demi

Pour tendre mes mains nues en barriques précieuses.

Minà disait : « C'est Aqua Bona. 

Ce qui veut dire : la bonne eau. »

Et je remerciais A Madonna.

D'avoir permis ce lieu si beau.

Chef d’œuvre des anciens, la petite fontaine

Porte aujourd'hui ces mots, fond rouge, alphabet blanc,

« Eau non potable », hélas, ça me fait de la peine.

Qu'est-qu'il don arrivé ? Quelqu'un est au courant ?

Jamais, je le promets, je ne fus pris en traître,

Par ces pierres, cette eau. Mais quelle pollution,

Quelle bureaucratie, ou quel procès peut-être,

Nous a trucidé net la magique potion ?

La voir couler encor, pourtant morte et vivante,

Me fait plus peur ce soir que vos déguisements.

Elle était gratuité, pour Halloween, elle chante :

« C'est ton air que demain tu paieras gentiment.»

 

AMENDEMENT DUPUIS POUR ISABELLE STIBBE

Il était une fois un libraire futé,

Un rien las de jouer sans fin l'haltérophile

Empilant les cartons sans les lire, flouté

Dans son désir précis de savourer tranquille

Un bon bouquin, un bon café : sa vocation.

Il en avait assez des « rentrez littéraires ! »

Des « m'as-tu lu ? » et des « Bravo ! » de profession.

Voyant monter marée, il lui dit de se taire

Et, dictateur d'un jour, flingua l'opposition.

Ce maître du polar, devenu Ubu Père,

Renvoya au néant, sans un remords aucun,

L'eau qui fuitait du sol par gazettes entières,

Et des trombes romans voulut n'en sauver qu'un.

Ayant fermé la trappe, il cala son fauteuil,

Pas mécontent au fond de cette loi nouvelle,

Prit une nouveauté, presque au hasard, son œil

Instinctif et expert, guettait une l'hirondelle,

Capable d'annoncer aux clients un printemps.

Il la trouva, la lut, la mis en devanture,

Ses clients satisfaits : trois mouvements, deux temps.

Chaque année dès lors, il tenta l'aventure.

Changeant la rentrée, l'étrange amendement,

Prit le nom de Dupuis tant il était féroce.

Margelle s'en souvient et tremble grandement

De le voir souverain en son pilon précoce.

Tant d'auteurs aujourd'hui veulent part du lion.

Dès lors, de temps en temps, il prend la fantaisie,

A un brave lecteur d'appliquer le talion

A ce marché d'or pur mêlé de fatrasies.

 

J'avais promis, en août, un tel amendement.

Isabelle Stibbe signait des dédicaces.

Pour n'être pas libraire, ou même, prudemment,

Journaliste encarté, tel Gautier, je Fracasse

Ce soir, à contretemps, arrivant à peu près,

Aussi tard en saison que les lauriers d'automne.

A croire que Dumas signa Vingt ans après

Avant les Mousquetaires, oubliant Bragelonne.

On me dira, bien-sûr, « Je n'ai pas leur talent. »

Mais enfin, ils sont morts. Si l'on devait attendre

D'être aussi grand qu'un mort, signer, bon an mal an,

Deviendrait compliqué et vite il faudrait rendre

Sa rapière de mots, renoncer au duel.

Beaucoup l'ont déjà fait au nom de la finance.

L'époque est triste et lâche et le constat, cruel :

Être moral n'est plus pour nous une élégance.

Qui se souvient vraiment du temps où pour l'honneur,

Pour un « oui », pour un « non », pour le regard des dames,

Le service du roi, l'humble moine sonneur

De matines , au pré, on dégainait sa lame ?

Qui s'en souvient vraiment, Richelieu Cardinal

Est rouge et tout puissant, quand Sa Majesté, bègue,

Peine d'articuler d'un coup le mot final

Devant les ministres que la France lui lègue ?

Nous vivons une époque où pour laver plus doux,

Il faut hurler plus fort, nouveaux chemins du Tendre.

L'hashtag est notre haschich et à coup de #metoo,

De #balancetonporc, les hommes il faudrait pendre.

Les temps sont durs et fats pour ceux qui n'ont rien fait,

Les timides perdus dans le regard des femmes.

Bien-sûr, il y a des porcs, et le Diable en pouffait,

Mais ça devient coton de déclarer sa flamme.

Le porno est partout, croiserait-on quelqu'un

Raisonnant à l'ancienne, on le tiendrait pour faible.

Point de freins au désir, montrez moi don ce sein

Et tout le reste avec, je suis sans foi ni fable.

Las, les neiges d'antan fondent, le CO²

A envahi aussi le terrain érotique.

Il en résulte en bas un marécage hideux.

Chacun cherche son moi, pour son moi, c'est comique.

 

Mais voilà, contrepoint inattendu, bleuté :

Madame Stibbe vient, d'un misogyne éprise.

L'élu s'appelle Athos et comble de beauté,

C'est par un Picasso qu'appétits elle aiguise

Et vante sa passion pour qui n'existe pas.

Curieux, sachez-le, Stibbe n'est pas ma rose.

J'existe. Mon encens ne brûle pas pour moi.

Télévision pourtant a déjà vu la chose...

Athos, comme le mont aux femmes défendu,

Si ell' ne se présentent en bure comme un homme.

Athos, de D'Artagnan, Porthos, bien entendu.

Chacun sait leur histoire, ou le croit, c'est tout comme.

Un roman sur Athos, l'aventure et l'amour !

On connaissait Rimbaud, voici « Le roman ivre ».

Rajeuni de trente ans, on cavale, on accourt :

« Un pour tous, tous pour un ! », Dumas va-t-il revivre

Le temps d'une lecture et comment son héros

Pourrait-il prendre corps : ce n'est qu'un personnage

Coincé entre les mots ? Peut-on scier barreaux ?

Est-ce tromper qu'aimer Athos, briser la cage

Nous assignant réels et non pure fiction ?

Athos est pour tout homme un concurrent sévère.

Ivre, il n'empeste pas, calme au cœur de l'action,

Mais troublé à la fin jusqu'à devenir père,

C'est un jouet cassé par une Milady

Et par tous les soupçons que la littérature,

A fait peser depuis sur le monde enlaidi.

Stibbe connaît cela des racines aux ramures.

Son double de papier : Camille Delamain,

Avocate agressée au tout premier chapitre,

Trouve pour son salut Athos sur son chemin.

Dès lors commence un jeu qui justifie le titre.

Entre deux univers, lequel est le fictif :

Le siècle vingt-et-un, ou l'autre, mousquetaire ?

Le pastiche a-t-il bu ? Peut-on sortir canif,

Pour affronter encor Cyrano au parterre ?

On dirait par éclairs du Borges au grand galop :

« Il n'est qu'un seul auteur, mais sous foule de casques. »

Alexandre est vivant, bravo pour le culot.

Isabelle est fiction, c'est Roxane sans masque.

Son Dumas comme bible, il n'est pas question

Pour elle de tirer sans fin sur l'ambroisie.

Respectant les lecteurs qui crieraient : « Attention ! 

Athos a dans une œuvre une place choisie ! »

Elle clôt l'ivresse, ferme la parenthèse.

Trop tard, on désire – au nom des quatre amis -

Vêtir sa propre rose en robes Louis Treize.

Qui suis-je ? Oh, pardon ! Un cousin d'Aramis.

 

Lu 50 fois Dernière modification le lundi, 19 novembre 2018 14:04
Philippe Perrier

Ancien journaliste littéraire, métis corso-greco-mayenais, taquineur de muses à ses heures perdues et actuellement stagiaire de la formation professionnelle "Grande Ecole du Numérique" Afpa/Aflokkat sur Ajaccio. Trois manuscrits achevés, deux en cours.

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