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C'est une histoire toute simple, de fantaisie et d'amitié.
Il était une fois un journaliste parisien, né en Corse, et qui, comme Thomas Dutronc, n'aimait plus Paris. Gavé de livres comme un gamin à qui des inconscients auraient laissé les clés d’une immense pâtisserie, le pauvre s’était offert une indigestion à la mesure de sa gourmandise.
De retour dans sa petite rue d’Ajaccio, notre gamin, un peu lutin, à peine têtu, finit par se dire qu'avec un brin de Méditerranée, une Livebox et un peu de bière à la châtaigne, il pourrait faire du cyberjournalisme.
Armé de ces convictions peu raisonnables et de quelques bouts d'HTML, il commença à se bâtir un site perso, comme il y en a tant.
Ce lutin, c'est votre serviteur, Philippe Perrier, mais il n'est pas seul.
A peine avait-il terminé ses premières pages que, de l'autre bout du monde, un webmestre et graphiste québécois installé à Jakarta, en Indonésie, lui proposa son aide, par amitié et fraternité rôliste. Tous les deux en effet étaient membres du club de jeu de rôle Star Wars Empire.
« Patti fatti, cosa detta » : topons là et une maquette Joomla! du site vit le jour. Ce webmestre, c'est Marc Bourdeau, mais l'histoire ne s'arrête pas là.
Du troisième bout du monde, sans jeu de mots, Kim Jolicoeur, un ami rôliste de Montréal, voulut se joindre à nous pour parler ciné. Il fut bientôt suivi par un autre rôliste corse, Jean-Dominique Casabianca, féru de SF, de fantasy et de JdR. Vint enfin Vincent Gérard, militaire de carrière, engagé dans la marine, rôliste lui aussi, passionné d'histoire militaire et stratégique.
Cinq compères, sur trois continents, aux manettes d'un site sur lequel le soleil ne se couche jamais. Pas de neutralité, pas d'encyclopédisme, juste Quelques plumes un peu folles, un peu sauvages, toujours sincères : un site tenu par de sérieux dilettantes, qui jouent quand ils travaillent et travaillent quand ils jouent.
Le programme était beau. Nous aurions pu en rester là. J’aurais pu en rester là, mais ce site, sans que je m’en aperçoive, a fini par m’entraîner précisément où, au fond de moi, j’avais toujours voulu aller : le métier d’écrivain. Pas journaliste littéraire, écrivain pour de vrai. Comme les grands ? Soyons modestes, et, avant de vous souhaiter de virevoltantes lectures, disons comme un poids plume…

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