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vendredi, 15 janvier 2021 14:31

Le besoin de reconnaissance Spécial

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Le besoin de reconnaissance Le besoin de reconnaissance Designed by Freepik

(NOTE PERSONNELLE : pourquoi ai-je fait ce travail ? Parce que ça m’intéresse comme sujet à étudier et à partager ? Ne soyons pas naïfs ! il est évident que cela satisfait mon égo et l’image que je veux donner de moi. Il est certain que le fait que je sois incapable de ministère public à cause de ma santé et que j’ai énormément de temps libre dans mon bureau mais aussi que j’ai eu une formation universitaire philosophique, anthropologique, théologique facilite les choses. Alors je ne suis pas un génie, je ne suis pas un saint : je voudrais simplement ETRE UN FRERE ! Merci !)

A/ C’est quoi ce « BESOIN DE RECONNAISSANCE » ?

J. Lacan parle de reconnaissance à propos du désir comme désir d’être reconnu – comme désir du désir de l’autre. Parce que je reste toujours fortement un « inconnu » pour moi, je cherche une solution dans le regard des AUTRES ! Je risque de m'oublier moi-même au profit de cette quête de reconnaissance.
Cette quête, ce besoin profond me paralysent quand je deviens incapable d’avoir au moins une certaine conscience de ce que je suis, avec mes qualités et mes défauts, avec mes richesses et mes pauvretés : l’AUTRE ne pourra jamais remplacer ma propre prise de conscience ; je lui demande l’impossible
Cette quête de reconnaissance ne doit pas être prioritaire : il ne faut surtout pas que je perde l’importance de mes propres valeurs pour essayer de coller au plus près des personnes référentes. Cela peut me faire tomber dans la dépression : ne pas être au centre me donne la sensation de ne pas exister.

 

Être reconnu par les gens qui comptent pour nous, c'est être aimé.
Nous y reviendrons plus en détail, mais ces gens qui comptent pour nous et qui ont pour nous une certaine valeur morale, éthique, hiérarchique, culturelle, ou affective, c’est d’abord la famille, mes amis, les gens avec qui je travaille. Plus la personne ou le groupe a une importance pour moi, et plus le besoin de reconnaissance peut être grand. Être reconnu par ces derniers, c'est dans une certaine mesure être aimé et apprécié d'eux. Et c’est réciproque : c’est de ma part les apprécier et les aimer.

Un besoin qui vient de notre difficulté à nous juger nous-mêmes
Nous avons appris dès l'enfance que les autres savent mieux que nous ce qui a de la valeur et ce qui n'en a pas : parents, profs, adultes en général etc. bref, que nous sommes incapables par nous-mêmes d'un jugement valable. Dommage collatéral: nous n'avons de valeur que si d’autres nous en accordent. Mais en même temps il est mal de se vanter de ses réussites, parce qu’il ne faut pas avoir de prétention ! Avec de telles injonctions contradictoires, comment avoir l'estime de soi ne serait-il pas compliqué ?

S'interroger sur ce que ce besoin de reconnaissance nous empêche de faire
Il nous faut nous interroger : en quoi l'autre détiendrait-il la vérité sur moi ? Qu'est-ce que ce besoin de reconnaissance me fait faire ce que je n'ai pas envie de faire ? Et, réciproquement, qu'est-ce que ce besoin de reconnaissance m’empêche de faire que j’aimerais faire ? je deviens esclave du regard de l’AUTRE.


Accorder à l'autre la reconnaissance que l'on aimerait obtenir : un bon début
Et si je prenais l’initiative de la reconnaissance ? Et si je commençai par donner ce que je voudrais recevoir ? Ouvrir la reconnaissance dans le donnant-donnant.  N’est-ce pas là le succès des réseaux sociaux, certes avec Facebook mais de bien d’autres réalités ?  Accorder aux autres la reconnaissance que je voudrais obtenir, et l'effet boomerang ne tardera pas à se faire sentir.

Se concentrer sur le plaisir, plus que sur la performance
Je suis la seule personne à savoir de quelles marques de reconnaissance, exactement, j’ai besoin.  De plus, le plus important pour moi, c’est la satisfaction de sentir que je suis à ma place et le plaisir que je peux retirer de ce que je fais, dans ma vie privée, relationnelle ou professionnelle. Nul ne peut me donner les bons points à ma place !!!
Alors cela peut se situer dans un club sportif comme dans mon groupe d’amis …. Mais s’il vous plaît, le plaisir plus que la performance !

 

B/ La réalité évolutive de ce « BESOIN DE RECONNAISSANCE »

1. AVANT L’ENFANTEMENT
Il me parait évident, hélas ! que le fait que l’enfant soit désiré ou qu’il arrive par accident, cela est fondamental, et provoquait naguère des troubles lourds chez l’enfant non désiré. C’était le cas quand le petit dernier arrivait 7,8 ans (ou même plus !) après l’enfant qui était avant lui !
Aujourd’hui, constatons-le, en bien et en mal, les choses ont changé : chaque année il y a, en France, entre 215 000 et 230 000 interruptions volontaires de grossesse (216 700 en 2017 selon la DREES). Ce chiffre se rapproche, après un pic en 1982, de 25 % dans les années 2000. Et nous ne parlons pas des préservatifs !

2. L’ATTACHEMENT DE LA PETITE ENFANCE
Après la naissance, le contact peau à peau constitue un moment privilégié pour le bébé et ses parents. Ce contact a plusieurs bienfaits pour le nouveau-né, qu'il soit prématuré ou né à terme. Le peau à peau lui permet de vivre en douceur la transition du ventre de sa mère vers le monde extérieur ;
Lorsque le bébé est en peau à peau, il ressent la chaleur de son parent, il sent son odeur et perçoit la douceur de sa peau. Ces sensations déclenchent des comportements innés chez lui qui faciliteront entre autres la prise du sein.
Chez la mère, ces mêmes sensations déclenchent la production d’ocytocine. Cette hormone cause alors une diminution du stress maternel, une meilleure réponse aux comportements du bébé et un renforcement du lien parent-enfant.

3. LA FAMILLE
Reconnaissance vient de reconnaître, et donc de connaître. Or l’enfant qui apparaît, va se constituer l’idée de lui-même en tant que personne qui a une place sociale, et aussi un pouvoir de décision, à travers le regard de la mère et du père. Par l’approbation du parent il saura qu’il peut faire cela et non ceci et ainsi va pouvoir définir les contours de sa personnalité. La personnalité est le compromis que l’on trouve entre ses propres pulsions et désirs avec le monde extérieur. Ainsi, s’il y a un tempérament de base, de nature innée, la personnalité se constitue avec l’éducation et les événements de la vie jusqu’à l’adolescence. Le rapport à l’autre et surtout aux parents est crucial car les schémas cognitifs qui sont la vision qu’on a de soi, des autres et du monde se constituent entre 8 et 12 ans. Or selon la façon dont le parent « reconnait » l’enfant, il va se constituer l’image de lui-même et celle des autres. Ainsi une mère dépressive qui ne regarde pas son enfant ou le regarde avec tristesse, donnera à l’enfant l’impression qu’il est mauvais et qu’il génère chez l’autre du dégoût, et développera plus tard probablement un défaut d’estime de soi, une honte de lui-même.
Dans la reconnaissance de ses parents, l’enfant cherche à être aimé. C’est pour lui une ressource nécessaire, pour pouvoir s’affirmer par la suite. Si je suis accepté et aimé, alors j’ai ma place dans ce monde, je vaux quelque chose, j’ai donc le droit de m’exprimer. Cette validation est inhérente à l’être humain mais aussi aux autres espèces animales. Il s’agit de faire partie de la tribu au risque sinon de mourir.
Ce besoin d’identité est bien sûr toujours présent. Mais il devient très important et invalidant justement lorsque l’enfance n’a pas été suffisamment nourricière en estime de soi. Moins on eut de reconnaissance de ses parents, plus on va désespérément la rechercher adulte. Or c’est inadapté car personne ne peut remplacer les parents. Et ainsi les adultes qui ont manqué d’amour dans l’enfance paraissent immatures, infantiles dans les situations affectives, et répètent souvent des scénarii de vies d’échecs amoureux, ou professionnels.


EN RESUME, LA FAMILLE JOUE UN ROLE DETERMINANT DANS CE BESOIN DE RECONNAISSANCE QUE CHACUN DE NOUS A.


(Petite anecdote personnelle : je devais avoir 13 ans, ma grand-mère m’avait accompagné à la remise des prix qui avait lieu dans la cour intérieure du Lycée Fesch, j’en avais eu plusieurs. Nous passons devant la pâtisserie REMILLEUX juste avant la grande Poste ; madame REMILLEUX en nous voyant s’écrie : « bien, on ne dirait pas ! ». Et ma grand-mère répond : « c’est mon petit-fils ! »)

 

4. LA CROISSANCE : l’ADOLESCENCE

C’est une période de transition qui se caractérise par un rythme de croissance élevé et des changements psychologiques importants. L’adolescence est vraiment une période de bouleversements sans précédent dans l’histoire du sujet. En effet, l’adolescence s’inscrit dans un mouvement de rupture par rapport à l’enfance : il n’est plus un enfant, et n’est pas encore un adulte. Cette période d’entre deux sans point de repère fiable constitue l’essence même de « la crise » d’adolescence. Période difficile : le jeune veut prouver son autonomie par rapport à ses parents mais il dépend toujours fortement d’eux.
Pour l'Organisation Mondiale de la Santé, l'adolescence est la période de croissance et de développement humain qui se situe entre l'enfance et l'âge adulte, entre les âges de 10 et 19 ans.
Toujours selon l’OMS, l’apparition de la puberté marque le passage de l’enfance à l’adolescence. En 2015, l’OMS évalue le nombre d’adolescents à 1,2 milliards, soit un sixième de la population mondiale !!!
L’adolescence est marquée par une vulnérabilité liée aux effets psychiques et physiques de la puberté. Cette vulnérabilité va entraîner le besoin pour l’adolescent de renforcer ses « défenses » (au sens psychanalytique : c’est-à-dire la capacité du sujet à se défendre contre l’angoisse).
La puberté occupe bien sûr une place essentielle dans l’adolescence et en marque le commencement. En effet, les transformations du corps à la puberté s’accompagnent et déclenchent des transformations psychiques. Elles contribuent à la construction de l’identité de l’adolescence, en particulier l’identité de genre (qui se construit au fil du temps contrairement à l’identité sexuelle strictement biologique). L’apparition des premières règles chez la fille, des premières éjaculations chez le garçon, signe véritablement l’avènement de la puberté : vers 12 ans chez les filles, 14 ans chez les garçons.
Les modifications corporelles à la puberté sont souvent regroupées en 3 catégories :

  • Augmentation de la taille
  • Évolution des caractères sexuels primaires (organes génitaux)
  • Évolution des caractères sexuels secondaires (voix, pilosité, seins, système musculaire).

Une poussée de croissance rapide marque le début de la puberté. Cette croissance, plus précoce de nos jours qu’il y a 50ans, se situe vers 10 ans-10 ans et demi chez les filles et vers 12 ans-12ans et demi chez les garçons.

Heureusement, dans cette période difficile, AUJOURD’HUI, nous avons la gratuité des relations entre petits-enfants et grands-parents ! Qu’on les appelle Mamie, Papy, Mamounette, Grandpa, Granny, Nono ou tout simplement par leur prénom, les grands-parents sont des figures essentielles de l’enfance, des piliers de la famille. Ils apportent une sécurité affective aux enfants qui deviennent adolescents, ils donnent l’impression de les protéger comme un rempart sur lequel s’appuyer.

 

5. L’ALTERITE SEXUELLE  
Le début de la sexualité adulte est marqué par la puberté biologique, qui intervient trois mois plus précocement tous les dix ans chez les jeunes depuis les années 1830 jusqu'en 1960. Des changements hormonaux transforment le corps du point de vue morphologique et fonctionnel, ce qui influencera et transformera d'une façon décisive la sexualité infantile déjà présente.
La relation au corps est au cœur de la sexualité à l'adolescence. Ce corps transformé par la puberté est plus ou moins accepté par l'adolescent. Soit il est source de plaisir et de stimulations, soit il devient source d'angoisse et de rejet.
Aussi bien les garçons que les filles trouvent particulièrement importants les sentiments, les émotions et la tendresse dans les relations sexuelles. Ainsi les jeunes qui valorisent la recherche du plaisir au détriment du partage et de l'émotion ont, davantage que les autres, tendance à un comportement à risque.
Les femmes cherchent plus souvent des solutions qui puissent les satisfaire et satisfaire les autres lorsqu’elle souffrent de ce manque de reconnaissance (et c’est pourquoi elles consultent beaucoup plus de psys), alors que les hommes agissent pour obtenir la reconnaissance qu’ils recherchent, quitte à développer des comportements beaucoup plus mégalomaniaques, ou des réussites matérielles ou professionnelles, ou des conquêtes amoureuses (ce que l’on peut trouver aussi chez certaines femmes). Il semblerait que les hommes perçoivent moins facilement leur problème interne. Ils sont moins dans l’introspection, alors que les femmes sentent qu’elles sont irrationnelles et plutôt que de courir après la reconnaissance, elles essayent de vivre autrement.


6. LES RELATIONS AMICALES  
Les différents types d’amitié selon Aristote
Selon le philosophe grec, l’amitié entre deux personnes pouvait prendre trois directions différentes.  

 
-L’amitié “utile” Le premier type d’amitié définie par Aristote est l’amitié “utile” ou “par intérêt”. Cette relation est donc basée sur un lien d’utilité : la relation vous apporte quelque chose de profitable (et à l’inverse, vous êtes tout aussi utile à votre ami).Par exemple, vous vous entendez bien avec votre voisin de palier et vous vous considérez comme “amis” d’une certaine façon : peut-être parce qu’il vous aide régulièrement à réparer votre box internet et qu’à l’inverse vous allez nourrir son chat quand il est en vacances. L’amitié utile (et aussi agréable).
- L’amitié du plaisir Le second type d’amitié est celui “du plaisir” : vous aimez avant tout être ensemble et organiser des activités pour profiter de ces moments à deux. Balades à vélo, cours de poterie ou tout simplement verre en terrasse, vous et votre ami être sur la même longueur d’ondes, qu’il s’agisse de vos valeurs ou de votre humour. Et ces amitiés-là n’ont pas besoin d’être fusionnelles : vous pouvez les développer également avec l’épicier de votre quartier ou une personne de votre séance de gym. L’important, c’est juste de profiter ensemble.
- L’amitié du bien Troisième sorte d’amitié selon Aristote, les amitiés dites du bien. Celles-ci sont basées sur le respect mutuel et l'admiration. Ce sont les amitiés qui prennent le plus de temps à construire, et elles sont généralement plus puissantes émotionnellement et plus durables. Il est nécessaire pour que cette amitié soit créée que les deux personnes reconnaissent avoir des valeurs et des objectifs communs, et qu'ils ont des visions similaires sur la façon dont le monde (ou du moins leur vie) devrait être.
Évidemment, ces amitiés ne sont pas “définitives” et les relations peuvent évoluer en s’intensifiant ou au contraire en perdant la connexion qui formait l’amitié à la base et ainsi ne rester qu’une amitié “utile”. 
En fait, la force d’une amitié, quel que soit son statut, vient de la reconnaissance RECIPROQUE. On ne peut oublier Montaigne et La Boétie qui furent unis par une amitié passionnelle, ... "Parce que c'était lui, parce que c'était moi"•
Reste qu’une amitié - quelle que soit la typologie - ne disparaît jamais réellement… Et à Aristote le mot de la fin : “Celui qui n'est plus ton ami ne l'a jamais été." A bon entendeur...

 

7. L’APPARTENANCE A DES GROUPES
La définition sociologique se centre sur les rôles que le groupe social dicte à l’individu, ce que celui-ci doit intégrer quant aux normes sociales, ce que l’on attend de lui, en fonction du statut du groupe et du statut dont l’individu dispose dans le groupe ;


Il faut inclure dans le groupe d’appartenance primaire toutes les personnes et les espaces dans lesquels le bébé, l’enfant ou l’adolescent se développe, en rapport avec des personnes qui s’occupent de lui ou ont un rapport affectif réel ou symbolique dans le réseau des liens familiaux. Il inclut aussi les animaux domestiques, objets d’un investissement affectif important, compagnons de jeu et confidents des moments difficiles. Le groupe d’appartenance primaire est donc beaucoup plus large que la famille nucléaire.
À la problématique du groupe d’appartenance primaire s’attachent deux concepts qui occupent une place prépondérante dans la pensée de J.C. Rouchy : le premier s’accorde avec le point de vue des sociologues et affirme la dimension physique, corporelle, somatique de l’appartenance. L’investissement culturel des sens : la vue, l’odorat, le toucher, la voix et ses modulations, la façon d’écouter et d’entendre la gestuelle et les mimiques définit une certaine normalité dans chaque groupe d’appartenance, tout comme la fantasmatique des zones érogènes.


2 . Un second concept, les incorporats culturels, apporte un contenu précis au premier : « les incorporats culturels organisent l’espace relationnel et le temps vécu… L’individu étant agi par des conduites programmées et non mentalisées qui rendent les interactions synchrones ».
Les incorporats culturels forment dans les groupes une base commune partagée, un étayage culturel partagé dont va procéder l’individuation
On voit ainsi se dessiner une double fonction identifiante du groupe d’appartenance. Le groupe d’appartenance primaire est la matrice de l’identité culturelle de groupe ; c’est la base partagée d’où procède l’individuation. Il est conjointement la matrice de l’identité des membres du groupe.


Les groupes d’appartenance secondaire
« Leur constitution, écrit-il, présuppose que l’individuation soit suffisamment avancée pour qu’existe une relation d’objet et des rapports d’individu à individu […] Les groupes secondaires complètent l’intériorisation culturelle et concrétisent l’appréhension de l’espace et du temps : ils ont donc une fonction de socialisation et d’intériorisation de normes et de valeurs
Dans une société déterminée, il est possible de reconnaître l’appartenance à des classes sociales, et même à des catégories socioprofessionnelles, non seulement dans la façon de s’habiller et de parler, mais aussi dans la façon de se tenir, de se mouvoir, de se situer dans l’espace, dans son rapport au temps, et sur bien d’autres angles


La dynamique groupe primaire – groupe secondaire
Les rapports et les écarts entre le groupe d’appartenance primaire, les groupes d’appartenance secondaire et la réalité extérieure sont sources de tension et de conflits
L’aire d’appartenance est à la fois un type de lien qui implique une grande partie des membres du groupe et une structure du groupe (ou de l’institution). Elle est sa structure portante.
L’expérience vécue en commun par les membres du groupe et qui aboutit à la création d’une unité émotionnelle-affective, dotée d’une certaine continuité et durée dans le temps. Il définit le vécu en question comme sentiment d’appartenance au groupe, c’est-à-dire le sentiment d’appartenir à quelque chose qui possède sa propre existence, qui préexiste au moment de la rencontre et qui persistera après la fin de celle-ci

 

La fantaisie d’appartenance

La fantaisie relative à la formation graduelle de cet espace partagé à l’intérieur du groupe contribue fortement à ce qui pourrait être appelé sens du “nous” du groupe même, l’identité du groupe s’opposant au chaos et à l’Informité du monde extérieur. Une fois constituée, cette suite de phénomènes qui ne présentent aucun caractère de fixité et de transformation continue et graduelle interagit sans cesse avec d’autres aspects plus fluides et changeants de l’expérience, selon une polarisation dialectique continue. C’est l’aire d’appartenance et domaine de l’expérience, et on peut rapprocher la fantaisie d’appartenance de ce qu’on a appelé illusion groupale.


Le développement graduel d’une mémoire de groupe
Se crée un développement graduel d’une mémoire de groupe sui generis qui crée lentement, par sédimentation, un espace commun et qui tend à évoluer plus lentement et selon des lois spécifiques par rapport à d’autres niveaux possibles. Cela se traduit par des allusions fréquentes concernant l’existence de « notre » façon d’être : le groupe semble souvent se référer implicitement à l’idée qu’il existe un style commun, un climat que l’on essaie de perpétuer, un langage qui s’est établi dans le temps et qui reprend en soi, par des moyens très condensés et difficiles à reconstruire, des vicissitudes particulières des expériences des émotions, bref des aspects du passé du groupe, comme si l’espace du groupe prend lentement les caractères de familiarité et d’historicité partagées.
La question de la réalité psychique du groupe n’a pas été élaborée dans une métapsychologie spécifique, faute d’une méthode d’accès appropriée qui l’inscrirait dans le domaine des objets théoriques centraux de la psychanalyse. Une fois rendue possible l’expérience de cette réalité, une part importante des concepts utilisés pour en rendre compte ont aussitôt été prélevés sans transformation à la métapsychologie construite dans le cadre de la cure individuelle, comme s’il s’imposait de penser et d’intégrer les découvertes nouvelles dans les représentations de l’espace intrapsychique déjà acquises.


Un concept à naturaliser : le groupe de référence
Il existe un couple conceptuel que jusqu’à présent les analystes de groupe qui ont utilisé le concept et la problématique du groupe d’appartenance, de l’aire d’appartenance et du sentiment d’appartenance n’ont pas pris en considération. Pourtant, au concept de groupe d’appartenance s’est associé celui de groupe de référence. La « naturalisation » de ce concept issu de la sociologie et de la psychosociologie reste à faire, d’autant qu’il correspond à l’intuition de toute une expérience et à une structure de fonctionnement que l’on pourrait repérer et signifier dans le champ de la psychanalyse des groupes. Les sociologues définissent le groupe de référence d’un individu ou d’un groupe comme l’ensemble de personnes auquel cet individu ou ce groupe se compare pour évaluer ses propres caractéristiques ou sa propre position sociale. Le groupe de référence peut parfois jouer le rôle de modèle à suivre pour des individus désirant y appartenir et procédant à une socialisation anticipatrice (R. K. Merton). Le groupe de référence est ainsi porteur de valeurs, de normes de comportement qui peuvent avoir la préférence des individus par rapport à celles de leur groupe d’appartenance. Ces valeurs et ces normes seront, dès lors de manière volontaire, apprises et intégrées par les individus en question par identification aux membres du groupe de référence. Le groupe de référence est celui auquel l’individu veut appartenir. C’est donc le groupe sur lequel l’individu cherche à « calquer » son rôle. En règle générale, le groupe de référence est un groupe dont le statut est plus élevé que celui du groupe d’appartenance.


Un enrichissement mutuel
Quand une personne célèbre rejoint un groupe, qui est grandi ? Quand un joueur sportif professionnel rejoint un grand club, qui est mis en valeur : le joueur ou le club ? LES DEUX, MON CAPITAINE ! ! la personne peut s’appuyer sur la solidité du groupe qu’elle rejoint (groupe secondaire) mais également elle renforce la réalité présente de ce groupe, la visibilité de ce groupe. Cette personne existait avant sa participation au groupe, et également le groupe existait avant l’adhésion de cette personne. Cette adhésion s’appuie sur deux « passés » distincts (celui de la personne et celui du groupe) mais elle ouvre un nouveau champ au présent et au futur.


8. LE TRAVAIL ET LE METIER
Les changements au niveau de la socialisation des jeunes avec une prolongation de la situation de dépendance envers les parents et une insertion professionnelle plus tardive ne facilitent pas le processus de construction de la personnalité adulte.
Le travail fait partie de cette identité s’il est en lien avec la vraie nature. Si l’on exprime spontanément ce que l’on est, et que l’on contacte ses valeurs profondes, alors on fera le travail qui est juste pour nous, celui dans lequel on se sentira comme un poisson dans l’eau. Mais chercher les succès professionnels pour se prouver qu’on est quelqu’un est souvent vide et n’amènera que de la déception et de l’amertume. Il faut d’abord trouver sa voie, et accepter que ce sera rude et parfois certains ne nous approuverons pas, mais on saura où l’on va indépendamment des avis des uns et des autres

 

C/ Dans la découverte du DIEU AMOUR


Parce que c’est DIEU LE PREMIER qui vient vers chacun de nous :IL VIENT VERS NOUS EN JESUS MORT ET RESSUSCITE POUR QUE, PAR L’ESPRIT,  NOUS PUISSIONS VENIR A LUI.


(Je devais avoir une dizaine d’années et je me disais : « comment DIEU PEUT-IL SE FAIRE HOMME ? il y a plus de distance entre Dieu et moi qu’entre une fourmi et moi ! jamais il ne me viendrait dans la tête de me faire fourmi pour apporter le bonheur aux fourmis ! Au contraire, je les écrase lorsqu’elles rentrent dans ma cuisine !)


Dieu est amour (1 Jean 4:8)
« Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour ».

Celui qui n’aime pas est en contradiction avec la nature même de Dieu. L’amour fraternel entre chrétiens est le reflet de l’amour divin. On entend des réflexions de ce genre : « Si Dieu aimait ses créatures, permettrait-il tant de souffrances et d’injustices ? » Nous devons considérer l’amour de Dieu (qui laisse momentanément les humains libres de se faire du mal à eux-mêmes et aux autres) non dans les limites d’une courte vie terrestre, mais dans la perspective de l’éternité. Si vous voulez apprendre ce qu’est l’amour divin, absolu, infini, pensez à la croix, à Dieu donnant son Fils bien-aimé pour le salut de ses ennemis, de ceux qui le crucifient. On comprendra alors que le misérable état moral de l’homme met justement en évidence la grandeur de la grâce qui nous a pris si bas pour nous élever si haut :  faire de nous non seulement des pécheurs pardonnés, mais des enfants de ce Dieu d’amour. Celui qui veut aimer DIEU doit aimer ses enfants qui sont mes frères et sœurs


Matthieu 25 , 31- 46 le jugement dernier
ALORS les justes lui demanderont : quand t’avons-nous vu affamé pour ainsi te nourrir ?    

« En vérité je vous le dis : tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait »
Et aux maudits, il leur dira : « retirez-vous loin de moi …. Car j’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à manger … » … T

ous alors protesteront : « Seigneur, quand t’avons-nous vu affamé (….) sans te porter secours ? »

et lui leur répondra : « en vérité, je vous le dis , si vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait ! »


Quelle différence d’attitude !
Ceux qui se mettent en surplomb des autres, ceux qui veulent « assister » les autres, ceux qui ne peuvent pas voir les autres parce que les autres ne sont pas à leur hauteur !
Et ceux qui, simplement, humblement, à hauteur d’homme, à hauteur de regard et de cœur, voient, écoutent, découvrent, rencontrent leurs frères dans leur appel, dans leur détresse !

 

Pardon, Seigneur, parce que si souvent, moi, ma communauté, l’Eglise nous ne vivons pas cette égalité fondamentale de la fraternité.

 

MES SOURCES

 

  • Besoin de reconnaissance : comment se détacher du regard de l'autre ? Par Caroline Franc Desages ,publié le 13/04/2015
  • La reconnaissance : le droit face à l'identité personnelle Soraya Nour Dans CAIRN/INFO Droit et société 2011/2 (n° 78), pages 355 à 368
  • "Le besoin de reconnaissance" - Pleine conscience  › 2013/05/10 le besoin de... 10 mai 2013 - En quoi la reconnaissance est-elle constitutive de l'identité ? Cela débute dès la petite enfance ? Est-ce que le besoin d'identité se prolonge tout
  • la reconnaissance, genèse d’un concept philosophique,, CANOPE Haud GUEGEN www.educ-revues.fr
  • Serge LEBOVICI : « l’attachement entre le bébé et sa mère est inné » PSYCHOLOGIES 26/07/2017
  • Sciences Humaines mensuel n°131 oct 2002 « de la reconnaissance à l’estime de soi »
  • René KAES : « le concept de groupe d’appartenance et le problème de la migration des concepts »ERES 2017/2 n°69 pages 183 à 192

L'illustration provient de la banque d'images gratuites Freepiks.

Lu 162 fois Dernière modification le samedi, 23 janvier 2021 14:41

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