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Livres (15)

Certains d'entre vous le savent peut-être déjà : ce soir, toutes les cloches de toutes les églises sonneront pendant dix minutes, à 19h30, pour célébrer l'Annonciation et appeler à l'union par la pensée et la prière des croyants et des non-croyants. L'événement est historique. L'occasion pour moi de partager, de manière très modeste, ce que je comprends de ce Mystère au fond indécent, violent et tendre : le véritable sommet de l'année catholique à mes yeux.

C'était pour moi une très (trop) vieille promesse et l'anniversaire de Laurent Galandon, aujourd'hui, est une excellente occasion pour la tenir : republier au moins une plume de l'ancienne version de ce blog... qui n'avait pas que des défauts. Lorsque les librairies seront de nouveau disponibles, précipitez-vous (ma recommandation n'a pas changé) sur l'oeuvre d'Anlor et de Laurent Galandon... ainsi que, dès sa parution, sur le nouveau Virginie Lloyd, lui aussi sur les bagnes d'enfants, qui s'annonce très prometteur au vu de ce qu'elle en a laissé pour l'instant fuité. Promesse tenue. Joyeux anniversaire, Laurent !

Demander à une personne de citer des batailles terrestres de la période napoléonienne revient à avoir régulièrement des Waterloo et autres Austerlitz. Ces batailles sont les plus célèbres de la période impériale – avec raison. Triomphe dans un cas, ultime défaite dans l’autre. Presque dix ans séparent ces batailles épiques. Je vous propose ici de jouer au jeu des 7 différences…

mercredi, 25 décembre 2019 20:57

Oh ! Pourvu qu'il y ait encore des nuits !

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Alors que les jours commencent déjà à rallonger au rythme d'une berceuse, je voudrais, encore ému par la nuit de Noël, vous écrire cette plume comme une ode à la plus belle des nuits.

mercredi, 18 septembre 2019 17:59

Catastrophe en librairie

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En ces temps de rentrée littéraire, ce petit rite social si français dont je ne suis pas certain que l'on se préoccupe plus que ça à l'étranger, permettez-moi une petite fable allégorique, en hommage à ma librairie de quartier favorite et, à travers elle, à toutes les librairies de quartier qui résistent de leur mieux aux géants numériques. Qui sait, peut-être verra-t-on un jour, à La Marge ou ailleurs, débarquer pour de bon ma déesse imaginaire, à la recherche de ce que l'on ne peut pas trouver dans une base de données, grâce à un algorithme ou une recherche consciente. S'empare de ce personnage qui veut, je l'offre à notre public.

mardi, 19 février 2019 21:54

SOUS L'OMBRE DE MON TOIT

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Je me souviens d'un géant aux cheveux de neige, aux yeux azur, et, vers la fin de sa vie, au village, s'appuyant sur un bâton de marche dans chaque main tellement le corps lui faisait défaut, lui dont le cerveau avait été reconnu parmi les plus étincelants de la planète. D'où, peut-être, la couleur des cheveux, la pureté de ses yeux, le besoin absolu de trouver un havre où reposer le corps.

Ici, à Cargèse, Georges Charpak, car c'est bien de lui dont je parle, ne payait rien. Entendez, il payait son pain, comme tout le monde. Ses livres, ses cartes postales et ses développements photos, chez ma mère, comme tout le monde ; sa viande chez Madeleine, etc, mais le village, me semble-t-il mettait un point d'honneur à ne pas lui faire payer sa célébrité, ni son Nobel, ni, bien entendu sa judéité. Pour cela, je crois qu'il nous aimait bien et fut réellement touché du titre tout symbolique de « Cargésien d'honneur » que la mairie lui décerna après le Nobel. Qui du maire qu'il dépassait d'une tête ou du Nobel ému aux larmes se sentait le plus honoré ? Bien difficile à dire.... Charpak venait à nos messes byzantines. Cela ne semblait pas le déranger de voir un village célébrer un Dieu «  saint », « fort » et « immortel », de nous en voir implorer Sa pitié le long de nos interminables doxologies.

Un Nobel déambulant, comme les autres, parmi les autres, donnant à chacun un Nobel par procuration qu'il savourait modestement, sans déranger ce géant aux cheveux blancs qui faisait notre fierté.

 

Il y a des auteurs, comme ça, à peine rencontrés, dont on se prend à rêver l'amitié éternelle. « La réincarnation n'existe pas. » enseigne le dogme catholique, qui, prudent, ne se prononce pas sur les romans potentiels qui pourraient surgir de certaines pages en feu. Celles des Martine Mairal / Marie de Gournay, au XVIe siècle, dont on escaladait quatre à quatre les escaliers ardus pour accéder au salon où l'on respirait si bien, où la langue française était si riche. Rapière au côté, l'espace d'un roman, on s'imaginait Vicomte, on s'inventait des bottes de cuir, on retenait qu'une Vénus peut être « anadyomène ».... Les Virginie Lloyd / Lily Brooks, dans un XXIe apparent, Far-West masqué (cherchez bien, les « vautours » planent), qui éveille en moi l'antique muletier, tromblon terrible, déjà sourdingue, plus chargé qu'un wagon de chemin de fer, parlant Sioux, Français et Corse, cherchant le « Grand Esprit » et méditant les Vendetta de ses ancêtres.

La Déesse Inconnue de la comm' littéraire a encore frappé. Un coup. Une balle. Un mort de rire ou respect. DIrect entre deux yeux. PAN ! C'est un train de devenir une habitude. Bientôt une mode ?

Je n'ai pas encore lu le premier roman de Virginie Lloyd. Et je ne le lirai pas tout de suite, même si, pour Noël, elle a la classe qui tue de décoiffer gratis et d'offrir son E-book.  Son premier... Sur son Facebook. Si l'idée du E-Book ne vous débecque pas, jetez-vous dessus y de suite, sans même continuer à lire mes déblarérations qui, au final, vous diront la même vous, jetez-vous y, plongeon direct et saut de l'ange, c'est a nuit pour, comme Ulysse avait envie de plonger au chant des sirènes, je viens de couper vos cordes, et d'appeler un chat un chat. Le bouquin, je ne sais pas. On verra. je suis patient, mais l'envie monte.

 

mardi, 11 décembre 2018 21:23

NUIT DE DECEMBRE

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(En réponse au défi poétique de Virginie Lloyd)

Assez pleuré

Le cul de Sand,

Assez mastur-

bé sur la lande,

Cheveux au vent

Que l'on me prête,

Moi le chouinard des romantiques.

Assez passé

Pour la chochotte,

Le larmoyant qu'il faut moucher,

Le p'tit poivrot académique.

C'est bien joli, faire le Grand :

« Moi, je m'exile pour la France.

Retenez-moi ou je respire ! »

C'est vrai, il a pleuré, Victor,

Des larmes parfois belles,

Parfois grandiloquentes :

Boursouflé d'être lui,

Il s'est pris pour Hugo.

« J'ai mal pricé mon swap et mon spiel a losé / J'ai été un peu long et j'aurais dû shorter... » Vous n'avez rien compris à ces deux alexandrins ? Je vous rassure tout de suite, moi non plus. Et il semble bien que personne ne puisse les comprendre... Je viens de relire D'un retournement l'autre, la comédie sérieuse sur la crise financière, en quatre actes et en alexandrins, de Frédéric Lordon, d'où sont extraits ces deux petits bijoux d'hermétisme grotesque et globish. Deux alexandrins... Il n'en faut pas plus à Lordon, redoutable, pour enfermer le discours du trader, qui ne dira rien d'autre. Je peux me tromper, bien entendu, mais, justement, j'aimerais avoir vos avis et contre-expertises sur sa pièce, parue en 2011 au Seuil, façon théâtre dans un fauteuil. Et ce, si possible, une fois n'est pas coutume, de manière assez urgente.

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