Divers

Divers (4)

    Bénie soit Noëlle Casabianca, qui a su retrouver, sans doute au fond de vieux tiroirs, une telle photo de mon adolescence. Elle en est l'auteur : admirez donc le coup d’œil et la composition. Quand exactement a-t-elle été prise ? Je ne le sais pas, mais elle éveille en moi tant d'émotions que je ne peux pas, aujourd'hui, ne pas vous en faire part. La scène a manifestement lieu un lundi de Pâques à Cargèse, sommet de l'année liturgique pour les Cargésiens, chantant leur « Christos Anesti !!! » : le Christ est ressuscité des morts et par la mort, il a vaincu la mort. L'exaltation du village est à son comble.

    

(En hommage à High'Rider, qui s'étonne avec humour sur Facebook, que je monte sur mes grands cheveaux pour un simple agneau à cagoule)

Vieux réflexe rôliste, HIghl'Rider, quasi conditionné : quand on voit arriver les goules... (les vrais savent...) ^^

Quand à la cagoule, elle doit, pour être orthodoxe, être tricotée main, par une grand-mère corse, au fond d'une vallée perdue où l'hypermarché ne règne pas, mais seulement la beauté de la brume et des sources. Pour être comique, elle doit se conformer au mode d'emploi de Pétillon ou Pido. Cf. L'Enquête corse, le film, qui a des défauts, mais pas le moment où Pido arrive avec sa cagoule... Hum... Spéciale... Trêve de gag, c'est vraiment compliqué, la Corse. Causons, sous le chêne.

lundi, 19 novembre 2018 13:26

Le bonnet d'âne était en jaune.

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Il y a d'abord la tristesse, bien-sûr. Le silence et le recueillement. Le sentiment de gâchis. Le temps de décence. Et je n'ai pas voulu publier tout de suite ici.

Mais ensuite, mais quand même, quelques questions, et une révolte, née d'un voyage en absurdie. Chez Jarry, ça m'aurait fait rire. Quoique. Je n'aime pas beaucoup Jarry. Je lui en veux d'exister et de révéler ce que parfois nous sommes. Aux Guignols de l'info, pour ceux qui les ont connus du temps de leur splendeur, oui, davantage. Je repense à la boîte à coucou de Johnny. La marionnette de Johnny faisait : « Ah que coucou ! » et la boîte répondait : « Coucou ! » Ça a fait rire la France pendant des années. Évidemment, je suis aussi compétent en finances publiques que la marionnette de Johnny, mais, plus ça va, plus j'ai l'impression désagréable que les finances publiques, c'est une boîte à coucou à la fois très simple et très compliquée. Très compliquée, parce qu'il faut passer des concours très difficiles, très longs, être très intelligent, gagner les élections, etc, pour la manipuler. Très simple, parce qu'à la fin, quand on a bien appuyé sur tous les boutons de la super calculette, on obtient toujours à peu près le même résultat : le fantôme de De Funès dans « La folie des grandeurs » s'échappe de la calculette tel le génie d'Aladin, mais, au lieu d'exaucer les vœux, proclame, comme d'habitude, grimaces inimitables comprises : « Les riches, c'est fait pour être très riches et les pauvres, très pauvres. » avant d'ajouter, éventuellement, « Les riches ne vont jamais en prison, ne passent pas par la case départ, mais reçoivent de nouveau 20 000 francs. » Quoiqu'à la fin, on se demande si ce n'est pas ça, les vœux. Et le comique de répétition lasse.

 

dimanche, 10 décembre 2017 20:30

"C'est ta chance"

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« Voler au secours de la victoire ». Je dois l'allitération à Jean-Christophe Rufin, que j'avais soutenu à fond du temps d'Auteurs.net (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...) pour son « Rouge Brésil » en lice pour le prix Goncourt, qu'il décrocha finalement contre les pronostics de l'intelligentsia parisienne. J'avais quoi ? 22 ? 24 ans ? Et j'avais misé sur le vainqueur, contre le vent. Sensation extraordinaire... que je ne connais pas ce soir.

Ne vous fiez pas aux drapeaux à tête de Maure que vous verrez partout à la télé (BFM et les journalistes qui n'y comprennent rien). Ce soir, la Corse n'est pas noire et blanche. Elle n'est pas « identitaire », elle est rouge, « Rouge Brésil », du nom de cette teinture si rare. Ce soir, la Corse, ma petite Corse est faite de ce bois si rare et si précieux qui faisait rêver Jean-Christophe Rufin. N'écoutez pas ce qui vous parleront de destruction, d' « œuvre au noir » Ce soir, je maintiens, mordicus, n'est pas une soirée Youcernar, mais bien une Rufinade.