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Certains d'entre vous le savent peut-être déjà : ce soir, toutes les cloches de toutes les églises sonneront pendant dix minutes, à 19h30, pour célébrer l'Annonciation et appeler à l'union par la pensée et la prière des croyants et des non-croyants. L'événement est historique. L'occasion pour moi de partager, de manière très modeste, ce que je comprends de ce Mystère au fond indécent, violent et tendre : le véritable sommet de l'année catholique à mes yeux.

Publié dans Livres
mercredi, 18 mars 2020 10:09

Le défi "Bons plans" #InCasa

Une page d'annuaire. Comme un plan. Sur mon Facebook, depuis quelques jours, fleurissent de belles intiatives en ces temps de confinement : centaines de films gratuits, musées virtuels ouverts, opéras gratuits, sans compter les traditionnelles bibliothèques virtuelles, merveilles et autres pépites du net. En cette fête ajaccienne de la Miséricorde, je me lance dans une tentative de synthèse, à la Yahoo! ou Nomade de grand-papa, mais à ma sauce. Aidez-moi à faire une belle page, utile, citoyenne, pour servir les millions de francophones qui sont lâchés sur le net comme dans une pâtisserie gratuite, sans avoir forcément les compétences en pâtisserie virtuelle ou un pâtissier pour les guider.

Publié dans Divers
mardi, 19 février 2019 21:54

SOUS L'OMBRE DE MON TOIT

Je me souviens d'un géant aux cheveux de neige, aux yeux azur, et, vers la fin de sa vie, au village, s'appuyant sur un bâton de marche dans chaque main tellement le corps lui faisait défaut, lui dont le cerveau avait été reconnu parmi les plus étincelants de la planète. D'où, peut-être, la couleur des cheveux, la pureté de ses yeux, le besoin absolu de trouver un havre où reposer le corps.

Ici, à Cargèse, Georges Charpak, car c'est bien de lui dont je parle, ne payait rien. Entendez, il payait son pain, comme tout le monde. Ses livres, ses cartes postales et ses développements photos, chez ma mère, comme tout le monde ; sa viande chez Madeleine, etc, mais le village, me semble-t-il mettait un point d'honneur à ne pas lui faire payer sa célébrité, ni son Nobel, ni, bien entendu sa judéité. Pour cela, je crois qu'il nous aimait bien et fut réellement touché du titre tout symbolique de « Cargésien d'honneur » que la mairie lui décerna après le Nobel. Qui du maire qu'il dépassait d'une tête ou du Nobel ému aux larmes se sentait le plus honoré ? Bien difficile à dire.... Charpak venait à nos messes byzantines. Cela ne semblait pas le déranger de voir un village célébrer un Dieu «  saint », « fort » et « immortel », de nous en voir implorer Sa pitié le long de nos interminables doxologies.

Un Nobel déambulant, comme les autres, parmi les autres, donnant à chacun un Nobel par procuration qu'il savourait modestement, sans déranger ce géant aux cheveux blancs qui faisait notre fierté.

Publié dans Livres