Philippe Perrier

Philippe Perrier

Ancien journaliste littéraire pour Auteurs.net, Lire, L'Express, La Revue des Deux Mondes et RCF Corsica, métis corso-greco-mayennais, écrivain momentané à ses heures perdues. Co-auteur de "Cargèse autrefois I et II" aux éditions Lacour. Président Co-fondateur de quelquesplumes.info

- Ecrire, c'est sentir sur son clavier l'appel des hauturiers, des marins du grand large. Cela commence, en général, lorsque l'on se rend compte, non pas que l'on a pied dans le vide, mais que le vent est là et le navire au port, qu'il est temps d'embarquer.

Certains d'entre vous le savent peut-être déjà : ce soir, toutes les cloches de toutes les églises sonneront pendant dix minutes, à 19h30, pour célébrer l'Annonciation et appeler à l'union par la pensée et la prière des croyants et des non-croyants. L'événement est historique. L'occasion pour moi de partager, de manière très modeste, ce que je comprends de ce Mystère au fond indécent, violent et tendre : le véritable sommet de l'année catholique à mes yeux.

mercredi, 18 mars 2020 10:09

Le défi "Bons plans" #InCasa

Une page d'annuaire. Comme un plan. Sur mon Facebook, depuis quelques jours, fleurissent de belles intiatives en ces temps de confinement : centaines de films gratuits, musées virtuels ouverts, opéras gratuits, sans compter les traditionnelles bibliothèques virtuelles, merveilles et autres pépites du net. En cette fête ajaccienne de la Miséricorde, je me lance dans une tentative de synthèse, à la Yahoo! ou Nomade de grand-papa, mais à ma sauce. Aidez-moi à faire une belle page, utile, citoyenne, pour servir les millions de francophones qui sont lâchés sur le net comme dans une pâtisserie gratuite, sans avoir forcément les compétences en pâtisserie virtuelle ou un pâtissier pour les guider.

mardi, 17 mars 2020 18:54

Restez chez-vous et Jouez !

La Fédération Française de Jeu de Rôle, partenaire de Quelquesplumes.info, communique. Bien évidemment, nous nous en faisons l'écho.

Le but de la Fédération Française de Jeu de Rôle depuis sa création il y a presque 25 ans est de promouvoir le JdR sous toutes ses formes. Aujourd'hui un sale virus amène les autorités à prendre les décisions qui s'imposent pour protéger les populations et nous devons interrompre nos activités ludiques : les conventions sont reportées, les clubs ferment leurs portes et les parties chez les ami(e)s doivent être remises.

C'était pour moi une très (trop) vieille promesse et l'anniversaire de Laurent Galandon, aujourd'hui, est une excellente occasion pour la tenir : republier au moins une plume de l'ancienne version de ce blog... qui n'avait pas que des défauts. Lorsque les librairies seront de nouveau disponibles, précipitez-vous (ma recommandation n'a pas changé) sur l'oeuvre d'Anlor et de Laurent Galandon... ainsi que, dès sa parution, sur le nouveau Virginie Lloyd, lui aussi sur les bagnes d'enfants, qui s'annonce très prometteur au vu de ce qu'elle en a laissé pour l'instant fuité. Promesse tenue. Joyeux anniversaire, Laurent !

mardi, 31 décembre 2019 17:47

La Mort de garde

C'est l'une des plus belles images qui traînent sur mon disque dur, enregistrée à la volée à partir de Facebook sans noter la source, évidemment, au temps pour moi. Il me semble qu'elle provenait qu'une association de pompiers, mais je ne sais hélas plus laquelle et je ne peux pas rendre hommage à ce magnifique et salutaire travail autrement que par cette petite fiction. Si quelqu'un connaît la source, merci de l'indiquer en commentaire ou par mél. Bon réveillon à tous et n'oubliez pas, l'alcool, comme la Mort, sont à consommer avec modération...

mercredi, 25 décembre 2019 20:57

Oh ! Pourvu qu'il y ait encore des nuits !

Alors que les jours commencent déjà à rallonger au rythme d'une berceuse, je voudrais, encore ému par la nuit de Noël, vous écrire cette plume comme une ode à la plus belle des nuits.

Ils sont mignons, Ecran Large et Compagnie. Ils ont bien remarqué que j'ai eu le malheur de cliquer sur quelques-uns de leurs articles. Ils croient qu'on ne les voit pas venir façon : « Allez, on sait tous que Star Wars 7 était mauvais, Star Wars 8 pire, mais faîtes un effort, hein ? Payez pour aller voir le 9, sinon, Disney va chouiner un bon coup et ce sera trop triste. » Eh bien non ! Qu'il chouine ! Mais au fait, pourquoi ?

mercredi, 18 septembre 2019 17:59

Catastrophe en librairie

En ces temps de rentrée littéraire, ce petit rite social si français dont je ne suis pas certain que l'on se préoccupe plus que ça à l'étranger, permettez-moi une petite fable allégorique, en hommage à ma librairie de quartier favorite et, à travers elle, à toutes les librairies de quartier qui résistent de leur mieux aux géants numériques. Qui sait, peut-être verra-t-on un jour, à La Marge ou ailleurs, débarquer pour de bon ma déesse imaginaire, à la recherche de ce que l'on ne peut pas trouver dans une base de données, grâce à un algorithme ou une recherche consciente. S'empare de ce personnage qui veut, je l'offre à notre public.

    Bénie soit Noëlle Casabianca, qui a su retrouver, sans doute au fond de vieux tiroirs, une telle photo de mon adolescence. Elle en est l'auteur : admirez donc le coup d’œil et la composition. Quand exactement a-t-elle été prise ? Je ne le sais pas, mais elle éveille en moi tant d'émotions que je ne peux pas, aujourd'hui, ne pas vous en faire part. La scène a manifestement lieu un lundi de Pâques à Cargèse, sommet de l'année liturgique pour les Cargésiens, chantant leur « Christos Anesti !!! » : le Christ est ressuscité des morts et par la mort, il a vaincu la mort. L'exaltation du village est à son comble.

    

mardi, 19 février 2019 21:54

SOUS L'OMBRE DE MON TOIT

Je me souviens d'un géant aux cheveux de neige, aux yeux azur, et, vers la fin de sa vie, au village, s'appuyant sur un bâton de marche dans chaque main tellement le corps lui faisait défaut, lui dont le cerveau avait été reconnu parmi les plus étincelants de la planète. D'où, peut-être, la couleur des cheveux, la pureté de ses yeux, le besoin absolu de trouver un havre où reposer le corps.

Ici, à Cargèse, Georges Charpak, car c'est bien de lui dont je parle, ne payait rien. Entendez, il payait son pain, comme tout le monde. Ses livres, ses cartes postales et ses développements photos, chez ma mère, comme tout le monde ; sa viande chez Madeleine, etc, mais le village, me semble-t-il mettait un point d'honneur à ne pas lui faire payer sa célébrité, ni son Nobel, ni, bien entendu sa judéité. Pour cela, je crois qu'il nous aimait bien et fut réellement touché du titre tout symbolique de « Cargésien d'honneur » que la mairie lui décerna après le Nobel. Qui du maire qu'il dépassait d'une tête ou du Nobel ému aux larmes se sentait le plus honoré ? Bien difficile à dire.... Charpak venait à nos messes byzantines. Cela ne semblait pas le déranger de voir un village célébrer un Dieu «  saint », « fort » et « immortel », de nous en voir implorer Sa pitié le long de nos interminables doxologies.

Un Nobel déambulant, comme les autres, parmi les autres, donnant à chacun un Nobel par procuration qu'il savourait modestement, sans déranger ce géant aux cheveux blancs qui faisait notre fierté.

 

Page 1 sur 3